TRIPTYQUE
Encore
Un œil sur la chose
Elle n'est pas coupable, mais elle se met à table

création 2009

Conception Aurore Gruel et Françoise Klein

Mise en scène Françoise Klein

Danse Aurore Gruel

Musique et dispositif sonore Hervé Birolini

Création lumière Olivier Irthum

Collaboration chorégraphique Muriel Corbel

Production : Compagnie Ormone | Centre Culturel André Malraux (Scène nationale de Vandoeuvre-Les-Nancy) | Compagnie La Mazurka du sang noir, avec le soutien du TGP Théâtre Gérard Philippe (Frouard), de la DRAC Lorraine, du Conseil Régional de Lorraine, du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle

Fichiers rattachés
Elle n'est pas coupable, mais elle se met à table

Elle n’est pas coupable, mais elle se met à table élabore une partition polyphonique, une écriture faite d’entrelacs où sont ébauchés les contours d’un singulier; magnifié, symbolisé, cinématographié, poétisé.

Un tissu où se mêlent souvenirs, fragments d’écriture d’Aurore Gruel, vertiges et vestiges d’un passé collectif et intime.

Les figures sont mises en scène comme autant de consciences indépendantes en interrelation dialogique.
Elles sont guidées par la nécessité de rendre compte des traces laissées par le passage des évènements, des tensions inhérentes aux expériences, aux mouvements et à l’imaginaire du corps.

Sur scène, une table noire, carrée de 2,70m, 0,90m de haut, 9 pieds et en son centre un mât de 3,10m.

Elle se fait table des matières dansées, boîte de Pandore, cirque d’affiliations monstrueuses, machine de mort, lieu d’exhibitions.

Le dispositif sonore est composé de 12 hauts parleurs, 8 en linéaire sur scène sont comme des bouches qui témoignent d’un aveu.

Que pourrais-je raconter sur Le paradoxe des rives ? Le paradoxe des rives est la passion qui ne se projette plus.
Elle n’est pas le désenchantement, elle n’est pas la résignation, elle n’est pas non plus l’abandon absolu à l’illusion fusionnelle. Elle est, peut-être, un nouveau motif. Cette mémoire qui nous pousse à rechercher un état à tout jamais perdu.
Le paradoxe des rives en dérive des rives, ne jamais trouver une rive.
Paradoxe demeure et laisse dans le voyage.

Aurore Gruel, Extraits de CAHIERS recomposés