TRIPTYQUE

création 2011


Conception Aurore Gruel & Françoise Klein

Avec Aurore Gruel, Françoise Klein

Musique et interprétation live Hervé Birolini

Création lumière Olivier Irthum

Textes Michela Marzano

Collaboration chorégraphique Michel Raji

Production : Compagnie Ormone | Centre Culturel André Malraux (Scène nationale de Vandoeuvre-Les-Nancy) | Arsenal-EPCC Metz en scènes | Compagnie La Mazurka du sang noir, avec le soutien du TGP Théâtre Gérard Philippe (Frouard), de la DRAC Lorraine, du Conseil Régional de Lorraine, du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle

Fichiers rattachés
Un œil sur la chose

Quelque chose résonne sur un Autre, un passage du singulier au double pour questionner et creuser ce manque ontologique qui concerne la Chose.
Nous évoquons le désir en tentant de le saisir par la racine, afin de révéler sa substance ontologique : celle du Manque.
Nous parcourons le lieu où le sujet, dans le contact avec l’autre, peut aller au-delà et se reconnaître lui-même conscient de son incomplétude.

Un œil sur la chose s’aveugle, attentif à ce qui l’excède, il ne peut se dire que de biais, de manière oblique et tangentielle, dans ce qui tient plus d’une cosmogonie que d’un décor. Il se tient à l’endroit de la faille où le nommable se dérobe : sensations d’enlisement, de perte, de flux, de déchirement. A la recherche de nos fluides, de nos échos, nous tentons de réduire notre isolement dans le vide de la faille dans laquelle nous sommes.


«La chose arrache l’homme à ses anciens usages, rend caduques les voies ordinaires de la communication. Plus elle grandit plus le cri prend force et oppose au chaos organique une destruction du langage.»
Michela Marzano, Le corps étranger, Le dictionnaire du corps, éditions PUF.

Je ne suis pas une entité stable et immuable : je change, je tombe, je me soulève, je m’ouvre, je me déchire, je me renferme, je me borne, je craque, j’éclate... et cependant, en dépit de ma fragilité structurelle et des difficultés extérieures, la plupart du temps je résiste, grâce peut-être à l’existence d’un désir profond qui m’enracine au monde.